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Toutes les familles ne comprennent pas et ne respectent pas les limites personnelles
Les fêtes de fin d’année sont synonymes de chaleur, d’arbres de Noël et de câlins familiaux, mais que faire si le retour à la maison peut être préjudiciable à votre bien-être émotionnel, essayons de comprendre.
Imaginons que votre décision de ne pas partir pour Noël ou le Nouvel An soit motivée par les limites de votre confort personnel. Comment en parler à votre famille, pour ne traumatiser personne et ne pas créer de conflit, nous dit le Washington Post, qui donne aussi des conseils pratiques efficaces.
Droits aux limites personnelles
Toutes les familles ne comprennent pas et ne respectent pas les limites personnelles. C’est particulièrement vrai dans les familles où la dépendance affective est excessive, où l’on attend une intimité absolue et une « responsabilisation » à chaque étape.
Il est courageux et important de fixer des limites. Votre santé émotionnelle doit être une priorité, même si certains membres de la famille ne le réalisent pas. Il est important de se rappeler que la colère ou la frustration de la famille n’est pas de votre ressort.
Rapport antérieur, mais pas de détails
Le moment idéal pour annoncer votre absence est le plus tôt possible. Il est ainsi plus facile pour la famille de s’adapter et de ne plus vous attendre pour les fêtes. Si vous pouvez le faire en toute sécurité, vous pouvez simplement dire : « Je sais que nous avons l’habitude de fêter ensemble, mais je ne pourrai pas rentrer à la maison cette année. Merci de votre compréhension. »
Il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails. Si la famille demande « pourquoi ? », vous pouvez donner une réponse courte et neutre telle que « j’ai déjà d’autres projets » ou « il est important pour moi de passer les vacances différemment cette année ».
Alternatives
Pour éviter de vous sentir coupable, vous pouvez proposer un substitut positif à la réunion :
- « Je vous verrai au début de l’année pour un café ».
- « Je t’appellerai pendant les vacances pour te souhaiter le meilleur. »
C’est ainsi que l’on laisse un lien et que l’on protège ses propres limites en même temps.
Clarté et convivialité
Lors de la communication, il est important d’être ferme mais amical, par exemple en disant : « Je me rends compte qu’il peut être désagréable que je ne vienne pas cette année, mais c’est la meilleure option pour moi. Je vous remercie de votre compréhension. » N’oubliez pas les points essentiels : clarté et bonne volonté. Ne vous lancez pas dans une explication si cela vous traumatise.
L’honnêteté dans des relations sûres
S’il y a des membres de votre famille avec lesquels vous vous sentez soutenu et en sécurité, vous pouvez parler un peu plus de vos raisons pour obtenir de la compréhension et du soutien, mais vous n’avez pas besoin de raconter toute l’histoire à qui que ce soit. Votre droit à prendre soin de vous est plus important que vos « responsabilités envers votre famille ».
Autosoins
Si vous n’avez pas l’habitude de vous réunir en famille, créez vos propres rituels, par exemple en faisant la fête avec des amis, en organisant une séance photo ou un atelier à la maison, en regardant vos films préférés ou en cuisinant quelque chose de délicieux pour vous-même.
Les fêtes de fin d’année ne sont pas toujours synonymes de « tous ensemble sous le sapin ». Elles peuvent être synonymes de chaleur, de joie et de soins personnels. Et cela se fête aussi, même si c’est seul.
